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Galerie de l'os

La Galerie de l'Os ne fait pas dans la dentelle. Les os sont mis à nu, mais aussi la chair, sans fioritures. On y médite sur la mort, mais Eros y déborde de corps vivants.

La Censure n'y a pas ses entrées. Les galeristes à leur poste sont à cheval sur les principes de l'art, tel que les chevauchait l'homme de Lascaux qui soufflait le pigment sur la muraille, sans se soucier de rien d'autre que de se laisser aller à la rage de l'expression.

Depuis l'ouverture de la galerie, en juin 2013, les visiteurs sont soumis à l'expérience double, de la répulsion d'abord, et ils appellent généralement les secours, puis à celle de la fascination, et, finalement, ne veulent plus quitter les lieux, où ils se sentent comme chez eux, grâce à un surcroit d'intimité et d'intériorité.

A moins que les ayatollahs de la pensée ne débarquent un jour, la galerie va continuer sur le même chemin, au 46 ter, rue des Juifs, à Granville.